Pourquoi Franky veut jouer sa peau?

Tout a commencé avec Frankenstein quand nous avons subitement compris qu’il était un produit, d’un savant fou, mais un produit. Incompris, malheureux, qui n’a pas trouvé ses clients, qui n’a pas trouvé le bonheur. Mais qui a voulu vivre, être aimé. Il incarnait parfaitement le message de la premiere edition de la School of PO - #BuildMeBaby. Je veux vivre, fais de moi un produit avec du sens et qui trouve son public. Là je souffre je ne suis qu’un assemblage disgracieux dont personne ne veut.

Pour la deuxième édition nous avons eu deux mots d’ordre: la révolution, renverser la table, casser les codes - #ProductRevolution -, et aussi l’idée de regarder en face son produit, ne pas se laisser bercer par les vanity metrics - #NoVanityMetrics. Rapidement le Joker s’est imposé. On a vite compris qu’il était le bonimenteur, le charlatan, celui qui a voulu un MVP XXL, celui que l’on trouve trop souvent dans nos eco-systèmes. Et bizarrement c’est aussi celui qui vous dira la vérité froide. Je suis un produit dangereux, réel mais ingérable.

Cette troisième édition - #SkinInTheGame - sera l’occasion de se rappeler que jouer sa peau c’est croire en quelque chose au point de prendre et assumer les risques inhérents pour transformer ses idées en réalité. On soulèvera la question d’un monde ou ceux qui prennent les risques n’en assument pas leurs conséquences. On se souviendra que les donneurs de leçons sont pléthore, mais combien vivent ou pratiquent ce qu’ils prêchent ? Que le contact avec le monde réel s’effectue en risquant sa peau et en en payant les conséquences, bonnes ou mauvaises. Que jouer sa peau c’est créer.



Promethée [Photo : Prométhée, par Théodore Rombouts, XVIIe siècle]